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TPE / PME : que vous réserve la loi de finances 2021 ?

Entre deux points sur la situation sanitaire, la loi de finances 2021 a été publiée au Journal Officiel, le 30 décembre dernier. Au programme : une série de mesures destinées à soutenir les entreprises. En commençant par celles qui subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire.

Premières visées : les TPE/PME, qui constituent pas moins de 99% des entreprises françaises. Alors que le couvre-feu à 18h est étendu sur l’ensemble du territoire, qu’a prévu l’exécutif en ce début 2021 ?

LOI DE FINANCES 2021 : 4 POINTS D’ATTENTION À RETENIR

COVID-19

Entre les retombées de « l’effet 31 décembre » et la nouvelle variante venue du Royaume-Uni, le spectre d’un nouveau confinement ou d’un couvre-feu à 18h plane sur l’ensemble du territoire. Des mesures nécessaires certes, mais qui nuisent à la productivité de certains secteurs et fragilisent les petites structures, comme les TPE/PME. Précisons qu’en France, les TPE/PME concentrent presque 50% de la masse salariale, soit environ 6,3 millions de personnes.

⇒Objectif 2021 : stimuler la productivité des TPE/PME et relancer la croissance.

⇒Ce qui change :

  • Cotisations sociales : elles ne sont pas dues pour la période septembre, octobre ou novembre 2020 pour les entreprises contraintes de fermer OU ayant perdu plus de 50% de leur chiffre d’affaires. Cette exonération continuera de s’appliquer après le 1er février aux entreprises qui resteront fermées par décision administrative.

  • Activité partielle : un dispositif d’activité partielle de longue durée est mis en place, dont la prise en charge dépend du niveau d’affectation de ces secteurs par la crise :

⇒ les établissements recevant du public : 84% de la rémunération nette des employés est prise en charge par l’État. Soit un reste à charge pour l’entreprise de 15%.

⇒ Pour les autres secteurs : 72% de la rémunération nette des employés est prise en charge par l’État. Soit un reste à charge pour l’entreprise de 40%.

  • Assurance : gel des tarifs sur 2021 des contrats multirisques professionnels pour les TPE/PME des secteurs qui ont payé un lourd tribut à la pandémie : hôtellerie, restauration, événementiel, tourisme, sport, culture, etc.

  • 10 jours de congés payés pris en charge pour entreprises des secteurs les plus touchés par la crise. Pour en bénéficier, il faut démontrer une cessation forcée d’activité pendant au moins 140 jours ET une baisse du chiffre d’affaires de plus de 90%.

CHARGES ET IMPÔTS

Depuis maintenant plusieurs années, on constate une baisse progressive des impôts et taxes prélevés sur les entreprises. La tendance se poursuit en 2021.

⇒Objectif 2021 : alléger la taxation des TPE/PME afin d’aider à la relance de l’économie.

⇒Ce qui change :

  • une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui passe de 28 à 26,5% pour les TPE/PME dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 250 millions d’euros.

  • une 2e baisse de 10 milliards d’euros des impôts de production, que sont :

    • la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE),

    • la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE),

    • et la taxe foncière.

Au total, les PME françaises devraient capter 32% de cet allègement.

EMPLOI ET APPRENTISSAGE

C’était sans doute l’un des impacts les plus prévisibles de la pandémie : les retombées sur le marché du travail. Et elles sont nombreuses. Emplois détruits, secteurs sinistrés, entreprises en faillite, etc. Les premières victimes collatérales de cette crise sont évidemment les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Viennent ensuite le commerce et les services à la personne. Côté effectif, les apprentis intérimaires et intermittents du spectacle sont souvent les premiers à faire les frais du mal-être de leur société.

⇒Objectif 2021 : éviter les licenciements économiques et encourager la formation des salariés placés en activité partielle.

⇒Ce qui change :

  • un abondement d’un milliard d’euros du Fonds national pour l’emploi,

  • la prolongation de l’aide exceptionnelle de 4000 € pour faciliter l’embauche des jeunes de moins de 26 ans,

  • et enfin, la mise en place d’aides financières pour le soutien à l’alternance à hauteur de 5000 € pour les mineurs, 8000 pour les majeurs.

TRANSITION NUMÉRIQUE

Plus que jamais, la nécessité au niveau national pour les entreprises de digitaliser leurs procédés et leurs fonctionnalités répond à un impératif majeur. On l’a vu avec la mise en place de la dématérialisation des factures dans les entreprises du B2G le 1er janvier 2020. Un changement qui devrait concerner l’ensemble des entreprises françaises du secteur privé d’ici 2025, à compter de 2023.

Précisons que la facturation électronique s’inscrit dans une volonté gouvernementale de réduire l’impact écologique, les coûts et délais de traitement des factures, mais aussi (et surtout) de réduire le nombre d’impayés, 1ère cause de faillite des PME en France.

⇒Objectif 2021 : accompagnement les entreprises dans la digitalisation de leurs services.

⇒Ce qui change : le projet de loi de finances 2021 prévoit 1,5 milliard d’euros alloués à la transition numérique en faveur de toutes les entreprises.

TPE / PME : amorcez votre transition numérique dès 2021 avec Libeo

C’est un sujet dont on parle peu, mais pour les entreprises, la dématérialisation des factures fournisseurs est un enjeu de taille : d’après une étude de l’IDC, les services comptables consacrent 30% de leur temps à de la saisie manuelle de factures fournisseurs, et passent 7h30 en moyenne par semaine à rechercher des factures dans leurs archives papiers.

Passer à la facturation électronique, c’est dégager du temps à des tâches à plus forte valeur ajoutée. Pour les services comptables, c’est autant de temps consacré à ce qui fait leur véritable cœur de métier : conseil, contrôle de gestion, audit comptable, etc.

  • baisse des coûts d’envoi et de traitement des factures par 3 ;

  • réduction des délais de paiement et des impayés par 5 ;

  • diminution drastique des risques de fraude ;

  • réduction de l’espace dédié à l’archivage des factures.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en format papier, un salarié peut traiter 6 000 factures par an. En format papier, ce chiffre passe à 90 000. Soit 15 fois sa productivité annuelle.

Conçues pour les professionnels, les solutions Libeo vous permettent de collecter, traiter et payer toutes vos factures fournisseurs directement via une interface de gestion personnalisée. TPE, PME, startup : Libeo vous propose une solution adaptée à la structure de votre entreprise et à ses effectifs.

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