L'ESSENTIEL

AVRIL 2022

Votre temps est précieux. Ne le passez plus à dénicher les dernières infos qui comptent pour vous.

Temps de lecture : 4 minutes

ÇA PIQUE

Nous avons surmonté ensemble les confinements. Nous surmonterons la période d’inflation durable. Ce ne sera pas facile. Il faudra adapter nos manières de faire. Il y a des attentes importantes de meilleur partage de la valeur. Cela doit nous inciter à réfléchir à une répartition plus équilibrée entre le travail et les salaires. Ce sont nos défis pour 2022.

Pierre, Jérémy et Pierre-Antoine, fondateurs de Libeo

LES INCONTOURNABLES

Ça pique. Depuis quelques mois, nous faisons face à une donnée nouvelle : l’inflation. Elle est apparue rapidement et vient perturber la reprise post-Covid. Selon un sondage de la CPME publié le 6 avril dernier, 37 % des dirigeants de TPE-PME considèrent que la hausse généralisée des prix va remettre en cause le modèle économique de nos entreprises. Pire, ils sont 18 % à se poser la question du maintien de notre activité du fait de cette situation. Ne nous voilons pas la face, nous avons perdu depuis longtemps la capacité de gestion de l’inflation. Les mois à venir seront difficiles.

À quoi faut-il s’attendre ? Nous avons demandé à notre économiste favori son avis : « Le choc lié à la hausse des intrants (énergie, produits agricoles et métaux) devrait occasionner un prélèvement sur l’ensemble de l’économie correspondant à trois points de la valeur de sa ressource (c’est-à-dire production + importations). Cela représente un choc quasiment d’amplitude similaire au choc pétrolier de 1979-80. C’est massif. En outre, il risque d’être durable, car l’inflation ne va pas s’évaporer du jour au lendemain. Malheureusement s’ajoute à cela une dégradation de la trésorerie des entreprises (en partie liée au remboursement des Prêts Garantis par l’État) ».

En résumé : avis de gros temps pour l’économie française.

LES DÉCOUVERTES

On ne va pas se mentir, il n’y a pas de solution clé en main pour faire face à l’inflation. Mais nous pouvons certainement nous inspirer des bonnes pratiques de nos voisins. Ce mois-ci, nous avons fait un tour en Suisse. L’Agence de l’énergie pour l’économie (fondation à but non lucratif) propose un catalogue de 300 mesures pour réduire sa facture énergétique. Rien de spectaculaire. Du bon sens dans bien des cas.

Parmi les solutions : remplacer ses luminaires par des LED, acheter des pompes à chaleur nouvelle génération pour les industriels ou encore éviter de brancher trop de machines en même temps. Le chocolatier suisse Camille Bloch est un exemple de réussite : en remplaçant sa chaudière à mazout par un modèle à copeaux de bois et en rénovant ses bâtiments, il a pu réduire sa consommation de mazout de 75 % en quatre ans. Le petit plus : on diminue au passage son empreinte carbone.

Bonus : l’Agence a fait ses calculs et elle considère qu’en raison de la hausse durable des prix de l’énergie, avoir un responsable énergie qui fasse la chasse aux gaspillages est désormais rentable pour les grosses PME de 100 employés et plus. Ça fait réfléchir…

LE CHIFFRE DU MOIS

Pôle Emploi prévoit qu’il y aura trois millions d’embauches cette année. C’est un niveau record. L’autre bonne nouvelle, c’est que pour la première fois depuis des décennies, il s’agira en majorité de CDI (54,3 % cette année contre 42,7 % en 2021 et seulement 35,9 % en 2016, par exemple). Bizarrement, nous n’en avons pas beaucoup entendu parler pendant la campagne présidentielle... #EmojiSongeur

3 millions

LE SAS DE DÉCOMPRESSION

Ce week-end, nous allons faire deux choses.

Samedi, nous allons flâner au soleil en suivant à la lettre la recommandation de The Economist qui conseille vivement la lecture du roman comique Le Pingouin de l’auteur ukrainien Andreï Kourkov (Nous n’oublions pas l’Ukraine). Il raconte les déambulations d’un jeune écrivain en herbe (et propriétaire par accident de pingouins !) qui doit se résoudre à écrire des nécrologies dans les journaux de l’Ukraine des années 1990. En toile de fond, une critique acerbe de la corruption qui a sévi dans le pays après la chute de l’URSS. C’est relativement court (288 pages). C’est écrit avec brio. On dirait presque un polar socio-politique. En un mot, c’est une lecture savoureuse pour accompagner l’arrivée du printemps !

Dimanche, nous accomplirons notre devoir civique et nous irons voter. Au premier tour, l’abstention a été de 26,3 %. C’est le pire score depuis le 21 avril 2002 (28,4 %). On peut le regretter, mais la triste réalité, c'est que c’est inhérent à notre système politique. L’historien français Patrice Gueniffey (auteur d’une thèse remarquée sur le suffrage à l’époque révolutionnaire) a bien montré comment l’abstention est née avec notre démocratie contemporaine. Dès fin 1790, elle a rapidement progressé dans les premiers scrutins de la période révolutionnaire – soit à peine un an après la chute de l’Ancien Régime. C’est un mal français.

NOTRE ACTU

C’est officiel : nous posons nos valises à Londres et entamons notre expansion internationale avec une équipe renforcée de 150 collaborateurs.

S’ajoutent à cela 2 nouveautés produit que nous vous invitons à découvrir : le paiement en livre sterling en un clic et l’ajout d’une brique recouvrement directement intégrée à notre plateforme de paiement à la suite de notre entrée au capital de Rubypayeur, le spécialiste du recouvrement de créances communautaire.

N’hésitez pas à contacter notre équipe et à demander une démo. Nous vous réservons d’autres surprises dans les mois à venir, évidemment !

Profitez-bien de l’arrivée des beaux jours !

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