couts ouverture restaurant

Ouverture de restaurant : comment comptabiliser les coûts d'ouverture ?

De l'achat de matières premières aux frais généraux, les propriétaires de restaurants doivent faire face à de nombreux coûts. Comme ces dépenses sont variables et non prévisibles, il peut être difficile de les comptabiliser correctement.

Dans ce billet de blog, nous allons voir comment comptabiliser les coûts d’ouverture d’un restaurant.

OUVRIR UN RESTAURANT : QUEL BUDGET PRÉVOIR ? QUELS COÛTS ?

L’ouverture d’un restaurant constitue un projet de création d’entreprise. À ce titre, il faut compter de nombreuses démarches et dépenses. Outre les frais liés à l’occupation du local, les permis et licences nécessaires à l’exploitation du restaurant, il faut compter ce qu’on appelle en comptabilité les frais d’établissement, c’est-à-dire les frais liés aux procédures administratives et juridiques de la création du restaurant : frais de greffe, rédaction des statuts, publication de l’annonce légale. Ces frais d’établissement ont un prix.

Comment ouvrir un restaurant en 2022 ? Guide pratique

Frais d’établissement : calcul des prix

  • Rédaction des statuts : elle est gratuite si les associés s’en chargent. Dans le cas contraire, si vous passez par un notaire ou un avocat, comptez environ 1000 €.

  • Publication de l’annonce légale : entre 150 € et 250 € selon la longueur de l’annonce ;

  • Immatriculation de la société auprès du greffe (pour la création d’une SARL, d’une SASU, d’une EURL) : 41,50 €

  • Droit de franchise : il dépend de la franchise en question,

CHECKLIST
RESTAURATION : 4 CONSEILS POUR GÉRER SA TRÉSORERIE

Lorsqu’on dirige un restaurant, les imprévus sont monnaie courante. Les transactions sont nombreuses, chaque fournisseur à ses propres habitudes et/ou contraintes. La clé pour vous en sortir ? L’anticipation.

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COÛTS D’OUVERTURE : QUEL BUDGET POUR OUVRIR UN RESTAURANT ?

Les dépenses préouverture

La première étape de création d’un restaurant, c’est l’élaboration d’un budget d’investissement et un budget prévisionnel. De cette façon, vous pourrez éviter de gaspiller de l’argent sur des dépenses qui n’apparaîtront pas dans votre budget mensuel ou de développer votre entreprise lentement au détriment de la réalisation d’étapes de croissance cruciales. Le budget prévisionnel d’un restaurant en phase de création se compose de trois grandes catégories :

  • les frais juridiques et administratifs (les fameux frais d’établissement) ;

  • les frais « matériels » : local, aménagement, travaux, fourniture d’énergie, décoration, équipements ;

  • les permis, formations et licences nécessaires à l’exploitation d’un restaurant.

  • éventuellement, le droit de franchise (pour les enseignes)

Important : ne sous-estimez pas les dépenses de promotion et de publicité. Elles peuvent représenter jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires pour le lancement. Passé en « vitesse de croisière », elles diminuent de moitié (entre 1 et 2 %).

Les frais d’équipements

Une 4e catégorie englobe les dépenses de publicité et marketing engagées pour la promotion du restaurant lors de l’ouverture. Dans la même lignée, de nombreux restaurateurs s’équipent d’outils et solutions digitales pour améliorer leur visibilité et attirer la clientèle. Si vous envisagez de créer des pages sur les réseaux sociaux au nom de votre établissement, cela ne vous coûtera rien. En revanche, si vous voulez vous équiper d’un site Internet et de certains outils et logiciels pour gérer votre établissement, il faudra envisager un budget « digital » :

Plus que jamais, le secteur de la restauration a démontré sa capacité à s’adapter, en particulier à mettre en place des outils numériques, pour faire face aux contraintes engendrées par la crise sanitaire.

Témoignage client : comment Valéry Arnoul, gérant de Liberty’s Burger, divise par 3 le temps passé sur ses factures avec Libeo.

Bon à savoir : pour estimer avec précision les coûts d’ouverture de votre restaurant, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un expert-comptable.

FRAIS D’ÉTABLISSEMENT : ACTIF OU PASSIF DU BILAN ?

Les frais d’établissement sont classés en immobilisations incorporelles. Dans le Plan Comptable Général, il existe un compte dédié ; le compte 201 « Frais d’établissement ». Considérée comme des charges pour l’entreprise, celle-ci peut les déduire du résultat de l’exercice annuel lors de la clôture des comptes.

Pour le dirigeant, deux options : la déduction immédiate, ou l’amortissement des frais d’établissement sur 5 ans.

Faut-il amortir les frais d’établissement ?

Les frais d’établissement peuvent faire l’objet d’un amortissement, sur 5 ans. Auquel cas, ils sont comptabilisés en immobilisations, avec les écritures suivantes :

  • en débitant le compte 68111 « Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles » ;

  • en créditant le compte 2801 « Amortissements des frais d’établissement ».

Avec cette option, les frais d’établissement deviennent un actif sans valeur réelle qui pourra être déduit des charges sur la base d’un plan d’amortissement linéaire. À l’issue de la période d’amortissement, soit à la fin de l’exercice comptable suivant celui au cours duquel a été comptabilisée la dernière dotation aux amortissements concernant les frais d’établissement, l’entreprise compensera les comptes de bilan.

Comment faire son choix ?

C’est une question de gestion avant tout : si vos frais d’établissement sont élevés, l’amortissement est plus intéressant. En « lissant » vos charges, vous obtenez une meilleure visibilité sur votre budget. Mais en contrepartie, vous ne toucherez aucun dividende tant que ces frais n’auront pas été complètement amortis. Là encore, seul un expert-comptable saura évaluer avec précision l’intérêt d’amortir vos coûts d’ouverture.

Passez du temps en cuisine. Pas sur vos factures.

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8 RATIOS À SUIVRE POUR RÉUSSIR L’OUVERTURE DE SON RESTAURANT

Marchandises, stocks, loyer, masse salariale, coût matière, marges, etc. Le secteur de la restauration est de loin l’un des plus exigeants en matière de gestion. Une rigueur qui s’explique par une rentabilité nette relativement faible (environ 2 %), et des pertes importantes. Pourtant, il est tout à fait possible de faire de son restaurant une affaire rentable, voire fluctuante, en suivant de près certains ratios. Voici les 8 indicateurs de référence à suivre de près quand on gère un restaurant :

Ratio/Pourcentage théorique de CA

  • Loyer : 10 %

Comment choisir l’emplacement de son restaurant ?

  • Marge brute : 70 %

Comment calculer la marge brute ?

  • Coulage : 2 %

Comment calculer le ratio de coulage ?

  • Prime cost : 70 %

Comment calculer le prime cost en restauration ?

  • Matières premières : 30 %

Comment calculer les coûts de matière première ?

  • Frais de personnel : 30 %

Comment recruter du personnel dans son restaurant ?

  • Lancement : 4 %

Comment fidéliser un client dans un restaurant ?

  • Résultat net après impôt : 10 %

Pour maîtriser les coûts matière et augmenter l’autonomie des équipes en cuisine, la solution, c’est la fiche recette. Aussi appelé fiche cuisine ou fiche technique, ce document inventorie et détaille la préparation de chaque recette :

  • Ingrédients, unités,

  • Matériel,

  • Étapes de préparation, etc.

Mais aussi coûts unitaires, valeur nutritionnelle, nombre de portions, etc.

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